Silat PGB : déroulement d’un entraînement.

Catégories : Sports

Déroulement type d’un entrainement

 entraineurs

Notre tenue se compose d’un tee-shirt blanc au logo de l’école, d’un pantalon blanc large n’entravant pas les mouvements des jambes et du bassin et d’une ceinture de « grade » au moins pour les entraîneurs.

 

IMG_2249L’entraînement commence par un cercle d’ouverture dirigé par l’entraîneur. Les pratiquants suivent la gestuelle. L’idée est de former un temps et un espace dédiés à la pratique de notre art martial sous la responsabilité de l’entraîneur. Puis nous prononçons en Indonésien les « Sumpahs » de l’école qui sont un engagement à pratiquer dans « l’esprit » de l’école. Ceci n’est pas demandé immédiatement aux débutants.

 Echauffement : il se pratique en cercle et chacun suit les mouvements, étirements que propose l’entraîneur. Il est demandé de ne jamais forcer musculairement et « d’imiter » dans la mesure de ses capacités physiques, tout en essayant, sans se limiter par avance. Beaucoup sont surpris de voir ce qu’ils peuvent faire et comment la régularité de l’entraînement peut développer la souplesse qui est le but  afin de pouvoir travailler les mouvements plus facilement en ouvrant les articulations et en relâchant les tensions musculaires ce qui permet à l’énergie de mieux circuler dans le corps et de le faire « chauffer ».      IMG_2251 IMG_2256

Des gestuelles plus ou moins compliquées permettent cette mise en jeu du corps en faisant travailler les muscles, surtout en étirements, les articulations et la coordination au travers de l’observation. Toutes les parties du corps seront sollicitées de la tête aux pieds ou inversement.

Travail seul :

1) Mouvements courts : ce sont des déplacements, des positions avec des coups de poing, des blocs, des coups de pied, des sauts, des roulades et des chutes. Par la répétition le corps apprend à sc0000bisac4 bisquérir  des mouvements inhabituels en bougeant de façon naturelle. Cela permet sc00001 bisà notre mental de lâc2 biher-prise.

 

 

 

2) Mouvements longs: il y a beaucoup de différents types : styles des animaux (grue, tigre, serpent, singe…), des éléments de la nature (bambou, vent…), guerrier, de femmes.IMG_2283

Ils sont une chorégraphie de combinaisons de mouvements courts avec comme objectif le flot et le caractère de l’animal ou de l’élément.

Si les mouvements courts sont les notes ou les gammes, les longs mouvements sont les mélodies.

3) Travail de repères dans l’espace avec des acrobaties: roulades côté/avant/arrière, roue, chutes avant/arrière, sauts divers, déplacements au sol..

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Nous pratiquons directement sur le sol, idéalement sur un plancher (pas de tatamis), ce qui permet d’éprouver la qualité de nos techniques mises en condition réelle. Avec une progression lente et adaptée individuellement, nous apprenons à être au sol ce qui est oublié dans nos sociétés occidentales.

Travail avec partenaire : exercices feeling, attaque/défense, ambilan, Tui Cu

Certains exercices sont martiaux, comme les coups de poing, divers coups de pied, les coups de coudes, tranchants de la main et les blocs, d’autres sont à l’opposé, très doux, relaxants, exercices harmonieux qui n’en sont pas moins efficaces. Tous les exercices de partenaires sont orientés sur le développement du « feeling » (sensation) : sentir le mouvement, l’intention du partenaire et la sienne. En aucun cas nous ne cherchons à utiliser la force musculaire.

Ambilan en indonésien veut dire « prise ». Cela peut être des balayages, des projections, des clé de bras…5bis

Le Tui Cu (prononcé Tuitchu) est un combat contrôlé qui donne la possibilité aux pratiquants de tester l’application des mouvements courts et longs qu’ils ont pratiqués en essayant de bouger à la manière du Silat, c’est à dire en glissant sur le sol, spécificité de notre école. C’est un peu comme improviser des combinaisons de mouvements  avec un partenaire en dialoguant avec son corps en déplacement.6 bis

La self Defense -Silat PGB est du Kung-Fu: cela prend du temps pour devenir compétent. C’est un excellent système qui, pour être utilisé efficacement,  requiert entre autres, beaucoup de travail ciblé et des années de pratique consacrée. Les grands principes de la self-défense qui peuvent être appris de l’école de la grue blanche sont le timing, la pleine conscience et la confiance en soi.

L’entraînement finit toujours par un cercle de fermeture (idem cercle d’ouverture).

Auteur :Dominique Plavis